Pour parler de tout, de rien et plus si affinités.
« IL Y A 25 ANS… L’INSTANT OÙ J’AI COMPRIS QUE CE N’ÉTAIT PAS UN FILM »
Il y a 25 ans, à cette époque, j’étais ambulancier à Paris. Avec mon collègue, nous venions de déposer un patient dans une maison de retraite, rue de Vaugirard dans le 15ème arrondissement de la capitale.
Avant de repartir, le temps était doux et les portes d’une grande salle de repos étaient grandes ouvertes. À l’intérieur, une dizaine de résidents étaient installés devant la télévision, silencieux, les yeux rivés sur les images qui défilaient à l’écran.
Je me suis arrêté quelques instants pour observer ce qu’ils regardaient. Sans vraiment mesurer ce qui était en train de se passer, et à mon habitude je lance une remarque un peu burlesque :
« Ils sont en train de regarder un film catastrophe… »
À cet instant, une personne de la maison de retraite m’a regardé et m’a simplement dit :
« Non… c’est un attentat aux États-Unis. »
Je me souviens encore du choc que j’ai ressenti. Quelques secondes auparavant, je pensais assister à des images de cinéma. Et soudain, je comprenais que ce que nous regardions était bien réel.
Nous sommes remontés dans l’ambulance. Nous avons allumé la radio… et il n’était question que de cela. Tout venait à peine de se produire. Les informations arrivaient au fil des minutes, dans une atmosphère étrange, presque irréelle.
Ce matin-là, personne ne pouvait encore mesurer l’ampleur de ce qui venait de se produire ni à quel point ces images allaient marquer l’Histoire.
Vingt-cinq ans ont passé, mais je me souviens encore parfaitement de cette matinée. Je me souviens de cette salle, de ces personnes devant la télévision, de cette phrase prononcée presque innocemment… et surtout de cet instant précis où j’ai compris que ce n’était pas un film.
C’était le 11 septembre 2001 - Yves RIDON
Photo : Droits réservé.
Il y a 25 ans, à cette époque, j’étais ambulancier à Paris. Avec mon collègue, nous venions de déposer un patient dans une maison de retraite, rue de Vaugirard dans le 15ème arrondissement de la capitale.
Avant de repartir, le temps était doux et les portes d’une grande salle de repos étaient grandes ouvertes. À l’intérieur, une dizaine de résidents étaient installés devant la télévision, silencieux, les yeux rivés sur les images qui défilaient à l’écran.
Je me suis arrêté quelques instants pour observer ce qu’ils regardaient. Sans vraiment mesurer ce qui était en train de se passer, et à mon habitude je lance une remarque un peu burlesque :
« Ils sont en train de regarder un film catastrophe… »
À cet instant, une personne de la maison de retraite m’a regardé et m’a simplement dit :
« Non… c’est un attentat aux États-Unis. »
Je me souviens encore du choc que j’ai ressenti. Quelques secondes auparavant, je pensais assister à des images de cinéma. Et soudain, je comprenais que ce que nous regardions était bien réel.
Nous sommes remontés dans l’ambulance. Nous avons allumé la radio… et il n’était question que de cela. Tout venait à peine de se produire. Les informations arrivaient au fil des minutes, dans une atmosphère étrange, presque irréelle.
Ce matin-là, personne ne pouvait encore mesurer l’ampleur de ce qui venait de se produire ni à quel point ces images allaient marquer l’Histoire.
Vingt-cinq ans ont passé, mais je me souviens encore parfaitement de cette matinée. Je me souviens de cette salle, de ces personnes devant la télévision, de cette phrase prononcée presque innocemment… et surtout de cet instant précis où j’ai compris que ce n’était pas un film.
C’était le 11 septembre 2001 - Yves RIDON
Photo : Droits réservé.
REACTIONS RÉSUMÉ
camions41
DOUSSON Jean-Pierre
Lion Super Extra
Lion Super Extra
Messages : 12127
Inscription : 28 juil. 2007 18:23
Localisation : Dans le Midi de la France !


