Vous pouvez poster ici les photos des modèles de votre collection.
LES COUPS DE CŒUR DE RHUZ68...
J’ouvre ce post pour vous présenter mes coups de cœur, c’est avant tout partager une part de passion et d’émotion. Au fil des années, j’ai appris à choisir mes miniatures non pas seulement pour leur rareté, mais surtout pour l’histoire qu’elles racontent et les souvenirs qu’elles évoquent.
Même si ma collection reste ouverte à différentes échelles exceptionnellement, mon regard se tourne presque toujours vers le 1/43ème. Cette taille possède, à mes yeux, un équilibre parfait : suffisamment compacte pour exposer de nombreux modèles, tout en conservant un niveau de détail qui permet d’apprécier pleinement les lignes, les couleurs et le charme de chaque véhicule.
Mes coups de cœur se portent également souvent sur des modèles qui ont marqué leur époque, des voitures, des camions populaires avec leurs aérodynamismes qui ont sillonné nos routes, mais aussi des versions plus discrètes, parfois oubliées, qui méritent pourtant toute leur place en vitrine. Chaque miniature devient ainsi un petit morceau de patrimoine, une mémoire figée à l’échelle réduite.
Au final, présenter mes coups de cœur, c’est raconter une histoire : celle d’une passion fidèle, tournée presque naturellement vers le 1/43ème, une échelle qui reste pour moi la plus authentique pour faire vivre l’automobile en miniature.
Bonne lecture et régaler vous par l’image !
J7 PEUGEOT POMPIERS DE PARIS - SOLIDO DISTRIBUÉ PAR HACHETTE
Le Peugeot J7 a marqué toute une époque au sein de la Brigade des Sapeurs‑Pompiers de Paris. Ce fourgon emblématique, produit par Peugeot à partir du milieu des années 1960, s’est rapidement imposé comme un outil polyvalent et robuste, parfaitement adapté aux exigences du secours urbain.
À Paris, le J7 était souvent utilisé comme véhicule de secours et d’assistance aux victimes, mais aussi comme fourgon léger pour le transport de matériel. Sa silhouette reconnaissable — avec son nez plat, son large pare-brise et ses portes coulissantes — facilitait l’accès rapide lors des interventions, un atout précieux dans les rues étroites et très fréquentées de la capitale.
Les pompiers appréciaient particulièrement sa fiabilité mécanique, sa maniabilité et sa capacité d’aménagement intérieur. Certains exemplaires étaient équipés pour le secours routier, d’autres transformés en ambulances, témoignant de sa grande modularité.
Aujourd’hui, le Peugeot J7 des pompiers de Paris reste un véritable symbole du patrimoine roulant de la BSPP. Il évoque une époque où ces véhicules simples mais solides accompagnaient quotidiennement les soldats du feu dans leurs missions, au cœur de la vie parisienne.
Pour les passionnés d’anciens véhicules d’intervention, il demeure une pièce chargée d’histoire, incarnant à la fois le savoir-faire automobile français et l’engagement sans faille des pompiers de Paris.
Voici mon premier coup de cœur avec ce J7 Peugeot version pompiers de la Brigade des Sapeurs-pompiers de Paris. Il est à l’échelle 1.43ème. De la marque Solido, ce modèle a été distribué par les Éditions Hachette.
J’ouvre ce post pour vous présenter mes coups de cœur, c’est avant tout partager une part de passion et d’émotion. Au fil des années, j’ai appris à choisir mes miniatures non pas seulement pour leur rareté, mais surtout pour l’histoire qu’elles racontent et les souvenirs qu’elles évoquent.
Même si ma collection reste ouverte à différentes échelles exceptionnellement, mon regard se tourne presque toujours vers le 1/43ème. Cette taille possède, à mes yeux, un équilibre parfait : suffisamment compacte pour exposer de nombreux modèles, tout en conservant un niveau de détail qui permet d’apprécier pleinement les lignes, les couleurs et le charme de chaque véhicule.
Mes coups de cœur se portent également souvent sur des modèles qui ont marqué leur époque, des voitures, des camions populaires avec leurs aérodynamismes qui ont sillonné nos routes, mais aussi des versions plus discrètes, parfois oubliées, qui méritent pourtant toute leur place en vitrine. Chaque miniature devient ainsi un petit morceau de patrimoine, une mémoire figée à l’échelle réduite.
Au final, présenter mes coups de cœur, c’est raconter une histoire : celle d’une passion fidèle, tournée presque naturellement vers le 1/43ème, une échelle qui reste pour moi la plus authentique pour faire vivre l’automobile en miniature.
Bonne lecture et régaler vous par l’image !
J7 PEUGEOT POMPIERS DE PARIS - SOLIDO DISTRIBUÉ PAR HACHETTE
Le Peugeot J7 a marqué toute une époque au sein de la Brigade des Sapeurs‑Pompiers de Paris. Ce fourgon emblématique, produit par Peugeot à partir du milieu des années 1960, s’est rapidement imposé comme un outil polyvalent et robuste, parfaitement adapté aux exigences du secours urbain.
À Paris, le J7 était souvent utilisé comme véhicule de secours et d’assistance aux victimes, mais aussi comme fourgon léger pour le transport de matériel. Sa silhouette reconnaissable — avec son nez plat, son large pare-brise et ses portes coulissantes — facilitait l’accès rapide lors des interventions, un atout précieux dans les rues étroites et très fréquentées de la capitale.
Les pompiers appréciaient particulièrement sa fiabilité mécanique, sa maniabilité et sa capacité d’aménagement intérieur. Certains exemplaires étaient équipés pour le secours routier, d’autres transformés en ambulances, témoignant de sa grande modularité.
Aujourd’hui, le Peugeot J7 des pompiers de Paris reste un véritable symbole du patrimoine roulant de la BSPP. Il évoque une époque où ces véhicules simples mais solides accompagnaient quotidiennement les soldats du feu dans leurs missions, au cœur de la vie parisienne.
Pour les passionnés d’anciens véhicules d’intervention, il demeure une pièce chargée d’histoire, incarnant à la fois le savoir-faire automobile français et l’engagement sans faille des pompiers de Paris.
Voici mon premier coup de cœur avec ce J7 Peugeot version pompiers de la Brigade des Sapeurs-pompiers de Paris. Il est à l’échelle 1.43ème. De la marque Solido, ce modèle a été distribué par les Éditions Hachette.
DOUSSON Jean-Pierre
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CRAC 2 (camionnette réserve d'air comprimé) de la BSPP (Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris) sur Peugeot J7
27 févr. 2026 16:19DOUSSON Jean-Pierre a écrit : CRAC 2 (camionnette réserve d'air comprimé) de la BSPP (Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris) sur Peugeot J7
Les immatriculations des véhicules de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris ont toujours eu une particularité qui les distingue immédiatement des autres services de secours. Pendant longtemps, elles relevaient du système militaire, puisque la BSPP dépend de l’Armée de Terre : on retrouvait donc des plaques spécifiques, souvent commençant par des séries propres aux véhicules militaires.
Aujourd’hui, même si le système d’immatriculation a évolué vers le format national, les engins de la BSPP restent facilement reconnaissables grâce à leurs marquages réglementaires, leurs codes d’affectation et bien sûr leur célèbre livrée rouge. Ces éléments permettent non seulement une identification rapide, mais rappellent aussi le statut unique, à la fois militaire et opérationnel, de ces véhicules emblématiques des secours parisiens.
LA PEUGEOT DE 1892
Mon coup de cœur suivant sera la Peugeot de 1892 fait partie des toutes premières automobiles produites par la marque sochalienne. Il s’agit du célèbre Type 3, un véhicule encore très proche des voitures hippomobiles par son aspect, mais déjà révolutionnaire pour l’époque grâce à son moteur à essence.
Équipée d’un moteur sous licence Daimler et d’une transmission par chaîne, cette auto pionnière symbolise les débuts de l’aventure automobile française. Elle s’illustra notamment en participant à l’un des premiers grands voyages routiers longue distance, reliant Paris à Brest et retour, démontrant ainsi sa fiabilité.
Au catalogue du fabricant de miniatures Safir, cette Peugeot historique est reproduite avec un grand souci du détail. La finesse des roues à rayons, la fidélité de la carrosserie et le respect des teintes d’origine en font une pièce très appréciée des collectionneurs, particulièrement pour ceux qui s’intéressent aux débuts de l’automobile.
Cette miniature représente ainsi bien plus qu’un simple modèle réduit : elle évoque une véritable page d’histoire, celle des premiers pas de Peugeot dans l’univers automobile.
Mon coup de cœur suivant sera la Peugeot de 1892 fait partie des toutes premières automobiles produites par la marque sochalienne. Il s’agit du célèbre Type 3, un véhicule encore très proche des voitures hippomobiles par son aspect, mais déjà révolutionnaire pour l’époque grâce à son moteur à essence.
Équipée d’un moteur sous licence Daimler et d’une transmission par chaîne, cette auto pionnière symbolise les débuts de l’aventure automobile française. Elle s’illustra notamment en participant à l’un des premiers grands voyages routiers longue distance, reliant Paris à Brest et retour, démontrant ainsi sa fiabilité.
Au catalogue du fabricant de miniatures Safir, cette Peugeot historique est reproduite avec un grand souci du détail. La finesse des roues à rayons, la fidélité de la carrosserie et le respect des teintes d’origine en font une pièce très appréciée des collectionneurs, particulièrement pour ceux qui s’intéressent aux débuts de l’automobile.
Cette miniature représente ainsi bien plus qu’un simple modèle réduit : elle évoque une véritable page d’histoire, celle des premiers pas de Peugeot dans l’univers automobile.
Je possède également cette miniature , c'est vrai qu'elle est sympa .
Le début de l’automobile...
Nous allons rester dans l’Avant-Guerre avec mon troisième coup de cœur qui sera cette voiturette L’Éclair, réalisée en 1895 par Michelin, est montée sur un châssis Peugeot. Conçue pour démontrer l’efficacité du pneu pneumatique démontable, elle participe à la course Paris–Bordeaux–Paris. Malgré plusieurs arrêts techniques, elle prouve l’intérêt du pneumatique et marque une étape importante dans l’évolution de l’automobile.
Cette miniature L’Éclair à l’échelle 1.43ème fut offerte en cadeau aux abonnés à la collection Michelin distribuée par ALTAYA et fabriquée par IXO - Octobre 2008.
Nous allons rester dans l’Avant-Guerre avec mon troisième coup de cœur qui sera cette voiturette L’Éclair, réalisée en 1895 par Michelin, est montée sur un châssis Peugeot. Conçue pour démontrer l’efficacité du pneu pneumatique démontable, elle participe à la course Paris–Bordeaux–Paris. Malgré plusieurs arrêts techniques, elle prouve l’intérêt du pneumatique et marque une étape importante dans l’évolution de l’automobile.
Cette miniature L’Éclair à l’échelle 1.43ème fut offerte en cadeau aux abonnés à la collection Michelin distribuée par ALTAYA et fabriquée par IXO - Octobre 2008.
DOUSSON Jean-Pierre
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Zoom sur l'Eclair
Tout commence lorsque la « petite reine » se voit attribuer ses lettres de noblesse dès la fin du XIXème siècle par un public de plus en plus intéressé par ce nouveau moyen de transport et sa pratique sportive.
Dans le but de participer à la course cycliste “Paris-Brest” et retour de 1891, Édouard Michelin demande à son ingénieur maison, M. Laroche, de concevoir un dispositif de fixation du pneumatique qui soit « démontable en un quart d’heure par un imbécile ».
Mis au point juste à temps pour pouvoir concourir, le dispositif est installé sur le cycle de M. Terront qui gagne la course de 1200 km, haut la main, avec près de 8 heures d’avance sur son poursuivant.
Dès 1894, Michelin se lance dans la fabrication de pneumatiques pour un autre mode de locomotion commençant à prendre son essor, l’automobile.
Les frères Michelin testent ces pneumatiques d’un nouveau genre sur la voiture à cheval d’Édouard Michelin.
Même si les problèmes de crevaisons sont légions, ils n’empêchent pas la mise au point des premiers pneus automobiles.
Cette même année aura lieu la première « compétition » automobile, le Paris-Rouen, concours de voitures sans chevaux…
Pour préparer la course du “Paris-Bordeaux-Paris » de juin 1895, première véritable course automobile chronométrée, les usines de Clermont-Ferrand ont à disposition trois automobiles pouvant servir à mettre en avant le pneumatique.
Toutes trois ont un surnom : l’Hirondelle, l’Araignée et l’Éclair.
L’Hirondelle est une automobile prussienne de la marque Benz qui, tout comme les deux autres véhicules, va permettre d’effectuer des tests « grandeur nature », dans les environs de Clermont, en vue de la course.
Édouard Michelin garde en souvenir une anecdote qui nous aide à nous replacer dans le contexte :
« tous les petits jeunes gens du bureau, dont certains sont aujourd’hui fondés de pouvoir de la maison, s’étaient rendus à la cote de Sayat pour voir monter la voiture. Il était 4 heures du matin et depuis une bonne heure ces enthousiastes du sport nouveau attendaient, lorsqu’ils aperçoivent un vieux bouvier qui descendait avec un troupeau de vaches. Le plus innocemment du monde, ils lui demandent si une voiture sans chevaux ne l’a pas croisé… Cette question qui n’étonnerait personne aujourd’hui a le don de plonger le brave homme dans une colère profonde.
– Est-ce que des gamins comme vous, s’écrie-t-il, doivent se moquer d’un homme de mon âge! Des voitures sans chevaux ! …
Et il lève son bâton pour corriger les garnements, lorsque, au même instant, émergeant d’un nuage de fumée, bien qu’elle fonctionnât au pétrole, apparait la voiture Benz !
… Le bouvier n’en est pas encore revenu. »
Néanmoins, il est impossible pour l’Hirondelle de relier Clermont à Paris pour le départ.
Une panne moteur survient dans les environs d’Orléans…
Après expertise, il s’agit du cylindre, qui fendu, laissait passer de l’eau dans la chambre de combustion.
La voiture ne participera pas à la course.
L’Araignée est une création originale de la Manufacture Michelin.
Construite sur la base d’une motorisation de bateau de 4 chevaux, et équipée d’une transmission à arbre interrompu sans différentiel, elle se révèle mal conçue et les ingénieurs se voient contraints, par manque de temps, d’installer le moteur en porte à faux.
Il en résulte que le véhicule devait vraisemblablement être très peu pratique à la conduite.
Lors des tests, le « pilote » a deux accidents, tutoyant d’un peu trop près des arbres. Le second plus solide que le premier mit hors-jeu la voiture Michelin.
L’Éclair est une Peugeot Type 5 équipée d’un moteur de 2 HP ½.
Celui-ci est remplacé par un moteur de bateau Daimler de 4 HP.
Plus gros que celui d’origine, le moteur doit également être placé en porte-à-faux, déséquilibrant le véhicule.
Au ressenti, la direction est erratique et le véhicule se meut de guingois, en zigzag, comme un éclair, dont il tire son nom.
Ce n’est pas la seule modification que subit la Type 5, car elle est aménagée pour pouvoir faire face aux pannes et changement de pneumatiques, inévitables durant la course.
La caisse à outils contenant les pièces de rechange essentielles porte le véhicule à près de 1 tonne 160 kg.

Pour l’Éclair commence la période des tests.
Durant les mois précédents la course, le véhicule a un premier accident sans gravité près de Clermont Ferrand.
A trois semaine du départ, lors d’un essai nocturne, un problème de frein, survenu après un changement de roue, provoque une sortie de route.
Les conducteurs éjectés sur le gazon, en sont quittes pour une grosse frayeur.
Le poteau télégraphique, qui a arrêté la course du véhicule, finit au sol.
Sous l’effet du choc, le véhicule prend feu et brûle partiellement.
Le véhicule est reconstruit complètement mais il porte les stigmates structurels de l’incendie.
Les conducteurs qui auraient dû piloter l’Éclair refusent de le faire.
Qu’à cela ne tienne, ce sont les frères Michelin qui prennent place sur la ligne de départ !
L’Éclair est le 46ème et dernier véhicule inscrit sur la liste des participants.
Afin de promouvoir l’évènement, tous les véhicules participants sont exposés au Champ de Mars, galerie Rapp.

Le départ de la course est donné le matin du 11 juin 1895.
La première étape relie l’Arc de Triomphe à la Place d’Armes de Versailles.
Celle-ci tient plus du défilé que de la course, néanmoins, elle est loin d’être une promenade malgré une vitesse moyenne de 12 km/h. Déjà l’Éclair montre son esprit revêche et ne sera pas présente pour le départ de Versailles à midi.
Mais la Peugeot n’a pas dit son dernier mot, l’Éclair passe le contrôle de Tours le 12 juin à 21 h 38 puis au contrôle de Bordeaux le 13 juin à 12 h 45 avec un retard de plus de 24h sur le premier et arrive à Paris le samedi 15 à 19 h 50 en 10ème et dernière position mais déclassée puisque la course devait durer 100 heures au maximum.
La performance est tout de même à saluer car les frères Michelin montrent tout l’intérêt de leur invention.
Chapeau-bas messieurs !
Peugeot propose les roues équipées de pneumatiques en « extra » sur ses véhicules dès 1896.
La voiture d’Emile Levassor sur Panhard arrive la première de cette épreuve.
Cependant, celle-ci ne comportait que deux places.
Or le règlement spécifiait que seules les voitures de plus de deux places pouvaient prétendre à la récompense.
C’est ainsi que le premier prix est attribué à la Peugeot quatre places du duo Koechlin – Rubichon (respectivement pilote et mécanicien).




Tout commence lorsque la « petite reine » se voit attribuer ses lettres de noblesse dès la fin du XIXème siècle par un public de plus en plus intéressé par ce nouveau moyen de transport et sa pratique sportive.
Dans le but de participer à la course cycliste “Paris-Brest” et retour de 1891, Édouard Michelin demande à son ingénieur maison, M. Laroche, de concevoir un dispositif de fixation du pneumatique qui soit « démontable en un quart d’heure par un imbécile ».
Mis au point juste à temps pour pouvoir concourir, le dispositif est installé sur le cycle de M. Terront qui gagne la course de 1200 km, haut la main, avec près de 8 heures d’avance sur son poursuivant.
Dès 1894, Michelin se lance dans la fabrication de pneumatiques pour un autre mode de locomotion commençant à prendre son essor, l’automobile.
Les frères Michelin testent ces pneumatiques d’un nouveau genre sur la voiture à cheval d’Édouard Michelin.
Même si les problèmes de crevaisons sont légions, ils n’empêchent pas la mise au point des premiers pneus automobiles.
Cette même année aura lieu la première « compétition » automobile, le Paris-Rouen, concours de voitures sans chevaux…
Pour préparer la course du “Paris-Bordeaux-Paris » de juin 1895, première véritable course automobile chronométrée, les usines de Clermont-Ferrand ont à disposition trois automobiles pouvant servir à mettre en avant le pneumatique.
Toutes trois ont un surnom : l’Hirondelle, l’Araignée et l’Éclair.
L’Hirondelle est une automobile prussienne de la marque Benz qui, tout comme les deux autres véhicules, va permettre d’effectuer des tests « grandeur nature », dans les environs de Clermont, en vue de la course.
Édouard Michelin garde en souvenir une anecdote qui nous aide à nous replacer dans le contexte :
« tous les petits jeunes gens du bureau, dont certains sont aujourd’hui fondés de pouvoir de la maison, s’étaient rendus à la cote de Sayat pour voir monter la voiture. Il était 4 heures du matin et depuis une bonne heure ces enthousiastes du sport nouveau attendaient, lorsqu’ils aperçoivent un vieux bouvier qui descendait avec un troupeau de vaches. Le plus innocemment du monde, ils lui demandent si une voiture sans chevaux ne l’a pas croisé… Cette question qui n’étonnerait personne aujourd’hui a le don de plonger le brave homme dans une colère profonde.
– Est-ce que des gamins comme vous, s’écrie-t-il, doivent se moquer d’un homme de mon âge! Des voitures sans chevaux ! …
Et il lève son bâton pour corriger les garnements, lorsque, au même instant, émergeant d’un nuage de fumée, bien qu’elle fonctionnât au pétrole, apparait la voiture Benz !
… Le bouvier n’en est pas encore revenu. »
Néanmoins, il est impossible pour l’Hirondelle de relier Clermont à Paris pour le départ.
Une panne moteur survient dans les environs d’Orléans…
Après expertise, il s’agit du cylindre, qui fendu, laissait passer de l’eau dans la chambre de combustion.
La voiture ne participera pas à la course.
L’Araignée est une création originale de la Manufacture Michelin.
Construite sur la base d’une motorisation de bateau de 4 chevaux, et équipée d’une transmission à arbre interrompu sans différentiel, elle se révèle mal conçue et les ingénieurs se voient contraints, par manque de temps, d’installer le moteur en porte à faux.
Il en résulte que le véhicule devait vraisemblablement être très peu pratique à la conduite.
Lors des tests, le « pilote » a deux accidents, tutoyant d’un peu trop près des arbres. Le second plus solide que le premier mit hors-jeu la voiture Michelin.
L’Éclair est une Peugeot Type 5 équipée d’un moteur de 2 HP ½.
Celui-ci est remplacé par un moteur de bateau Daimler de 4 HP.
Plus gros que celui d’origine, le moteur doit également être placé en porte-à-faux, déséquilibrant le véhicule.
Au ressenti, la direction est erratique et le véhicule se meut de guingois, en zigzag, comme un éclair, dont il tire son nom.
Ce n’est pas la seule modification que subit la Type 5, car elle est aménagée pour pouvoir faire face aux pannes et changement de pneumatiques, inévitables durant la course.
La caisse à outils contenant les pièces de rechange essentielles porte le véhicule à près de 1 tonne 160 kg.

Pour l’Éclair commence la période des tests.
Durant les mois précédents la course, le véhicule a un premier accident sans gravité près de Clermont Ferrand.
A trois semaine du départ, lors d’un essai nocturne, un problème de frein, survenu après un changement de roue, provoque une sortie de route.
Les conducteurs éjectés sur le gazon, en sont quittes pour une grosse frayeur.
Le poteau télégraphique, qui a arrêté la course du véhicule, finit au sol.
Sous l’effet du choc, le véhicule prend feu et brûle partiellement.
Le véhicule est reconstruit complètement mais il porte les stigmates structurels de l’incendie.
Les conducteurs qui auraient dû piloter l’Éclair refusent de le faire.
Qu’à cela ne tienne, ce sont les frères Michelin qui prennent place sur la ligne de départ !
L’Éclair est le 46ème et dernier véhicule inscrit sur la liste des participants.
Afin de promouvoir l’évènement, tous les véhicules participants sont exposés au Champ de Mars, galerie Rapp.

Le départ de la course est donné le matin du 11 juin 1895.
La première étape relie l’Arc de Triomphe à la Place d’Armes de Versailles.
Celle-ci tient plus du défilé que de la course, néanmoins, elle est loin d’être une promenade malgré une vitesse moyenne de 12 km/h. Déjà l’Éclair montre son esprit revêche et ne sera pas présente pour le départ de Versailles à midi.
Mais la Peugeot n’a pas dit son dernier mot, l’Éclair passe le contrôle de Tours le 12 juin à 21 h 38 puis au contrôle de Bordeaux le 13 juin à 12 h 45 avec un retard de plus de 24h sur le premier et arrive à Paris le samedi 15 à 19 h 50 en 10ème et dernière position mais déclassée puisque la course devait durer 100 heures au maximum.
La performance est tout de même à saluer car les frères Michelin montrent tout l’intérêt de leur invention.
Chapeau-bas messieurs !
Peugeot propose les roues équipées de pneumatiques en « extra » sur ses véhicules dès 1896.
La voiture d’Emile Levassor sur Panhard arrive la première de cette épreuve.
Cependant, celle-ci ne comportait que deux places.
Or le règlement spécifiait que seules les voitures de plus de deux places pouvaient prétendre à la récompense.
C’est ainsi que le premier prix est attribué à la Peugeot quatre places du duo Koechlin – Rubichon (respectivement pilote et mécanicien).




DOUSSON Jean-Pierre
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Localisation : Dans le Midi de la France !
Encore un grand merci à Jean-Pierre pour cette sympathique contribution qui vient compléter ce véritable coup de cœur pour cette voiturette. 
PIERRE
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07 mars 2026 17:48RHUZ68 a écrit : Encore un grand merci à Jean-Pierre pour cette sympathique contribution qui vient compléter ce véritable coup de cœur pour cette voiturette.![]()


