Pour parler de tout, de rien et plus si affinités.
« Donner un avenir à nos jouets du passé » :
Un collectionneur veut faire de l’auto miniature un patrimoine reconnu.
À bientôt 80 ans, Jean-Paul METZGER est un collectionneur de longue date d’autos miniatures. Chez lui, il possède quelque 3 000 modèles réduits de véhicules. Le Mulhousien a commencé sa collection dans les années 1970 et souhaite aujourd’hui faire reconnaître ces miniatures comme faisant pleinement partie du patrimoine automobile.
« Je suis automobile de la tête aux pieds », plaisante Jean-Paul METZGER, collectionneur passionné de voitures. Lorsqu’il ne possède pas déjà le modèle à échelle réduite, c’est en photo ou en film qu’il l’observe. Il a adhéré à un club de collectionneurs dès les années 1970 et possède aujourd’hui près de 3 000 voitures miniatures. Pour lui, ces petits véhicules devraient être inscrits dans le patrimoine au même titre que l’automobile ancienne à taille réelle.
Comme pour beaucoup de collectionneurs, tout cela remonte à l’enfance : « Ma passion est née sous un arbre de Noël, lorsque mon père est rentré de la guerre et m’a offert mes premiers jouets. » Il y a d’abord eu les premiers jouets en tôle, la célèbre marque Dinky Toys, puis les voitures à monter en kit.
La naissance d’une passion pour l’automobile
C’est avec les jouets de collection militaire que Jean-Paul METZGER a commencé. Puis, il se lance dans la collection de certaines marques, comme Porsche ou Ferrari : « On avait coutume de dire qu’on collectionnait une marque en particulier, pour se différencier des copains », dit-il.
Le collectionneur possède aujourd’hui des voitures de toutes les marques et même des voitures présidentielles, françaises ou étrangères. Une variété de véhicules qu’il ne peut plus exposer entièrement, faute de place et qu’il l’a poussée à réfléchir à l’inscription de l’automobile miniature comme un patrimoine à part entière : « Personnellement, l’automobile m’a intéressé depuis toujours. Mais aujourd’hui j’ai dû m’arrêter : les étagères sont encombrées. J’ai des cartons pleins que je ne peux pas exposer. »
Ce n’est cependant pas avec un véhicule historique qu’il transporte son petit patrimoine : « Vous allez être surpris mais je n’ai pas du tout un véhicule de compétition, j’ai un Citroën Berlingo ! Nous devons pouvoir emmener toutes ces petites voitures. De toute façon, je ne suis pas un fou de vitesse », sourit-il.
Un changement d’usage des voitures miniatures
Entre les étagères classées par thématique, Jean-Paul METZGER affirme que la voiture miniature a changé d’usage au fil des époques : « Dinky Toys, cela devait être un jouet, c’en est resté un jusqu’au bout. Donc, il n’y avait pas d’accessoire, ni d’antenne, ni de rétroviseur. Pour les voitures en kit, cela devenait bien plus précis. […] Les voitures miniatures ont changé : elles ne sont plus vraiment faites pour jouer avec, les enfants n’y jouent presque plus. Elles sont devenues des objets de collection », affirme le presque octogénaire.
L’idée de Jean-Paul METZGER lui est venue des collectionneurs de voiture à taille réelle qu’il fréquentait régulièrement dans le milieu associatif : « J’ai vu comment ils étaient amoureux de leurs véhicules. Là, je me suis dit, mais pourquoi nos petites autos ne seraient-elles pas également du patrimoine ? », raconte-t-il.
La reproduction à échelle réduite : une forme d’art
Au-delà de l’aspect sentimental et hautement symbolique, les voitures miniatures d’époque sont aussi des reproductions très fidèles de leurs grandes sœurs. Le participant régulier à des bourses d’échange estime que « la voiture miniature mérite d’être reconnue. […] Il n’existe actuellement plus de vrais musées d’autos miniatures. Il y a des musées du jouet mais je milite pour que ce soit reconnu par le grand public, y compris à l’avenir. Je veux que cela profite à tous ».
Pour Jean-Paul METZGER, ce qui est artistique doit pouvoir traverser le temps et subsister, il s’agit d’un travail de précision, considéré comme une forme d’art : « La marque Art Model a compris qu’effectivement l’auto doit être quelque chose d’artistique. Qui dit art, dit patrimoine », assure-t-il.
Un patrimoine industriel, populaire et générationnel
Justifié par l’élan des collectionneurs passionnés et leur volonté de transmettre, « c’est un patrimoine parce que nous avons fait d’énormes efforts, y compris financiers, pour acquérir et composer ces collections. Ces voitures sont des reproductions exactes, pratiquement au centimètre près, à l’échelle, il faut les reconnaître comme patrimoine. Le patrimoine est une œuvre remarquable, il est et doit être immortel », estime le Mulhousien.
À terme, Jean-Paul METZGER espère convaincre novices comme passionnés d’inscrire les voitures miniatures comme un patrimoine reconnu, dans le but de créer une fondation qui héberge de telles collections. Une fondation tenue par les collectionneurs eux-mêmes, qui ne « sont pas tant de grands enfants » que des « gardiens de patrimoine ».
Avec l’espoir, un jour peut-être, dans une décennie ou plus, de voir « la plus belle conquête de l’homme après le cheval dans des musées de miniatures avec des reproductions ».
L’ALSACE du dimanche 1er mars 2026 - Tom KELLER.
Un collectionneur veut faire de l’auto miniature un patrimoine reconnu.
À bientôt 80 ans, Jean-Paul METZGER est un collectionneur de longue date d’autos miniatures. Chez lui, il possède quelque 3 000 modèles réduits de véhicules. Le Mulhousien a commencé sa collection dans les années 1970 et souhaite aujourd’hui faire reconnaître ces miniatures comme faisant pleinement partie du patrimoine automobile.
« Je suis automobile de la tête aux pieds », plaisante Jean-Paul METZGER, collectionneur passionné de voitures. Lorsqu’il ne possède pas déjà le modèle à échelle réduite, c’est en photo ou en film qu’il l’observe. Il a adhéré à un club de collectionneurs dès les années 1970 et possède aujourd’hui près de 3 000 voitures miniatures. Pour lui, ces petits véhicules devraient être inscrits dans le patrimoine au même titre que l’automobile ancienne à taille réelle.
Comme pour beaucoup de collectionneurs, tout cela remonte à l’enfance : « Ma passion est née sous un arbre de Noël, lorsque mon père est rentré de la guerre et m’a offert mes premiers jouets. » Il y a d’abord eu les premiers jouets en tôle, la célèbre marque Dinky Toys, puis les voitures à monter en kit.
La naissance d’une passion pour l’automobile
C’est avec les jouets de collection militaire que Jean-Paul METZGER a commencé. Puis, il se lance dans la collection de certaines marques, comme Porsche ou Ferrari : « On avait coutume de dire qu’on collectionnait une marque en particulier, pour se différencier des copains », dit-il.
Le collectionneur possède aujourd’hui des voitures de toutes les marques et même des voitures présidentielles, françaises ou étrangères. Une variété de véhicules qu’il ne peut plus exposer entièrement, faute de place et qu’il l’a poussée à réfléchir à l’inscription de l’automobile miniature comme un patrimoine à part entière : « Personnellement, l’automobile m’a intéressé depuis toujours. Mais aujourd’hui j’ai dû m’arrêter : les étagères sont encombrées. J’ai des cartons pleins que je ne peux pas exposer. »
Ce n’est cependant pas avec un véhicule historique qu’il transporte son petit patrimoine : « Vous allez être surpris mais je n’ai pas du tout un véhicule de compétition, j’ai un Citroën Berlingo ! Nous devons pouvoir emmener toutes ces petites voitures. De toute façon, je ne suis pas un fou de vitesse », sourit-il.
Un changement d’usage des voitures miniatures
Entre les étagères classées par thématique, Jean-Paul METZGER affirme que la voiture miniature a changé d’usage au fil des époques : « Dinky Toys, cela devait être un jouet, c’en est resté un jusqu’au bout. Donc, il n’y avait pas d’accessoire, ni d’antenne, ni de rétroviseur. Pour les voitures en kit, cela devenait bien plus précis. […] Les voitures miniatures ont changé : elles ne sont plus vraiment faites pour jouer avec, les enfants n’y jouent presque plus. Elles sont devenues des objets de collection », affirme le presque octogénaire.
L’idée de Jean-Paul METZGER lui est venue des collectionneurs de voiture à taille réelle qu’il fréquentait régulièrement dans le milieu associatif : « J’ai vu comment ils étaient amoureux de leurs véhicules. Là, je me suis dit, mais pourquoi nos petites autos ne seraient-elles pas également du patrimoine ? », raconte-t-il.
La reproduction à échelle réduite : une forme d’art
Au-delà de l’aspect sentimental et hautement symbolique, les voitures miniatures d’époque sont aussi des reproductions très fidèles de leurs grandes sœurs. Le participant régulier à des bourses d’échange estime que « la voiture miniature mérite d’être reconnue. […] Il n’existe actuellement plus de vrais musées d’autos miniatures. Il y a des musées du jouet mais je milite pour que ce soit reconnu par le grand public, y compris à l’avenir. Je veux que cela profite à tous ».
Pour Jean-Paul METZGER, ce qui est artistique doit pouvoir traverser le temps et subsister, il s’agit d’un travail de précision, considéré comme une forme d’art : « La marque Art Model a compris qu’effectivement l’auto doit être quelque chose d’artistique. Qui dit art, dit patrimoine », assure-t-il.
Un patrimoine industriel, populaire et générationnel
Justifié par l’élan des collectionneurs passionnés et leur volonté de transmettre, « c’est un patrimoine parce que nous avons fait d’énormes efforts, y compris financiers, pour acquérir et composer ces collections. Ces voitures sont des reproductions exactes, pratiquement au centimètre près, à l’échelle, il faut les reconnaître comme patrimoine. Le patrimoine est une œuvre remarquable, il est et doit être immortel », estime le Mulhousien.
À terme, Jean-Paul METZGER espère convaincre novices comme passionnés d’inscrire les voitures miniatures comme un patrimoine reconnu, dans le but de créer une fondation qui héberge de telles collections. Une fondation tenue par les collectionneurs eux-mêmes, qui ne « sont pas tant de grands enfants » que des « gardiens de patrimoine ».
Avec l’espoir, un jour peut-être, dans une décennie ou plus, de voir « la plus belle conquête de l’homme après le cheval dans des musées de miniatures avec des reproductions ».
L’ALSACE du dimanche 1er mars 2026 - Tom KELLER.

